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HAÏTI : Le bilan positif du projet AKOSAA

Le projet « Valorisation et renforcement des capacités pour un accroissement de la sécurité alimentaire en Haïti », connu sous l’acronyme créole AKOSAA, a terminé ses activités le 31 octobre 2018. Ce projet fut réalisé par l’Université Laval avec la collaboration du CCISD et de plusieurs partenaires canadiens et haïtiens grâce à l’appui financier d’Affaires mondiales Canada (AMC). Le CCISD a contribué à l’élaboration du projet en plus d’avoir apporté son appui à sa gestion au niveau local, mais aussi au niveau global.

Échelonné sur une période de cinq ans (2013-2018) avec un budget de 8 288 483 $ CA, ce projet multisectoriel avait pour but ultime d’accroître la sécurité alimentaire et d’améliorer la santé nutritionnelle de la population dans la commune de Saint-Marc, située dans le département de l’Artibonite, à l’ouest d’Haïti. Pour y arriver, l’Université Laval, le CCISD et leurs partenaires ont concentré leurs efforts dans trois objectifs spécifiques :

  • Appuyer l’Université d’État d’Haïti dans sa recherche d’une meilleure adéquation entre l’offre de formation et les besoins de la société en matière de sécurité alimentaire et de santé nutritionnelle;
  • Accroître la diversification de la production agricole ainsi que le revenu des ménages;
  • Améliorer la sécurité alimentaire et la santé nutritionnelle de la population de la commune de Saint-Marc, plus spécifiquement les femmes et les enfants.

Cette initiative s’inscrivait dans une perspective de prévention de la malnutrition par une valorisation des ressources locales (ressources humaines, ressources naturelles ou encore économiques) en plus de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes à travers ses actions.

Des résultats concluants

Avec les efforts d’AKOSAA, de nombreux Haïtiennes et Haïtiens ont bénéficié directement des actions du projet : pour les aspects agricoles et nutritionnels, près de 8 000 personnes ont participé aux activités dans la 4e section de la commune de Saint-Marc, près de 230 000 habitants de la commune ont bénéficié des aspects nutritionnels seulement et 270 tonnes de semences de sorgho tolérantes aux pucerons jaunes ont été distribuées à 62 500 productrices et producteurs à travers le pays durant le projet complémentaire « Pitimi Pa pè Pichon ».

Après cinq années d’intervention, le projet AKOSAA tire de nombreux résultats concluants. Entre autres, le projet a contribué à la renaissance de la filière sorgho, qui avait été pratiquement éradiquée par le puceron jaune et a travaillé à la diffusion de cultures biofortifiées à haute valeur nutritive, en particulier la patate douce à chair orange et le haricot enrichi en fer.

Par ailleurs, les contrats de vente de semences et de grains ont été souscrits et ont été honorés par les coopératives. De plus, l’initiative a contribué à la formation d’étudiantes et d’étudiants ainsi qu’au perfectionnement des professeurs en agronomie, en médecine et en ethnologie.

Finalement, les femmes ont grandement été appuyées par le projet notamment par l’entremise des promotrices-vulgarisatrices des bonnes pratiques agricoles et environnementales et les mutuelles de solidarité.

Bien que la sécurité alimentaire reste un enjeu critique en Haïti, le projet AKOSAA a apporté une contribution notable au développement agricole, au progrès économique, à l’amélioration de la santé nutritionnelle de la population de Saint-Marc ainsi qu’à la formation universitaire grâce à ses partenaires canadiens et haïtiens.