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COVID-19: Un an plus tard

Nos équipes de projets ont pu témoigner des impacts dévastateurs de la pandémie sur des systèmes de santé déjà fragilisés et des effets secondaires des mesures mises en place pour contrôler sa propagation.

De nombreux centres de santé avec lesquels nous travaillons ont dû réorienter leurs maigres ressources pour prévenir et prendre en charge le virus et ont dû arrêter ou reporter plusieurs programmes de sensibilisation ainsi que la distribution de contraceptifs. Dans certains cas, les rumeurs et la mauvaise information ont eu comme conséquence de faire baisser la fréquentation des centres de santé (par peur de la contamination) et dans d’autres, ont contribué à discréditer les messages de santé publique.

Plusieurs activités ont dû être mises sur pause ou adaptées : télétravail, stricte application des mesures barrières lors des déplacements essentiels, etc.

Dans tous les projets que nous réalisons, nous avons appuyé nos partenaires locaux pour contribuer aux plans nationaux de riposte, notamment au niveau de l’eau, l’hygiène et l’assainissement, du changement de comportement, de la formation du personnel de santé et des acteurs communautaires. Certains de nos projets ont reçu un financement supplémentaire d’Affaires Mondiales Canada, ce qui a permis de remettre à nos partenaires des équipements et du matériel de protection en plus de bonifier nos activités de prévention et de formation.

EN HAÏTI, plusieurs membres de l’équipe du PRISMA2 ont contribué aux comités de coordination de la riposte dans l’Artibonite, et des activités de sensibilisation ont été organisées pour encourager l’adoption de comportements freinant la transmission de la COVID-19, comme le lavage des mains au savon. (En savoir plus)

AU BÉNIN, un fonds supplémentaire a été accordé au CCISD pour le projet PASSRELLE afin de mettre en œuvre des activités visant à accroitre la résilience du système sanitaire pour une riposte à la COVID-19 dans un environnement favorable à l’égalité de genre et aux besoins en santé des femmes et des filles. Plus de 2,000 séances de sensibilisation pour l’adoption des gestes barrières et la prévention de la COVID-19 ont été organisées, près de 800 acteurs communautaires et relais-communautaires ont été formés et sept structures de gouvernance ont reçu de l’équipement et du matériel de protection pour la recherche de cas contacts, entre autres.

EN RD CONGO, le projet ASSK s’est rapidement articulé aux plans national et provincial de riposte à l’épidémie, notamment avec :

  • l’octroi de frais de fonctionnement supplémentaires permettant aux structures de santé de continuer d’assurer un maximum de services durant la période de l’épidémie;
  • la dotation d’équipement et intrants d’hygiène et de protection contre les infections;
  • l’approvisionnement en eau;
  • la sensibilisation et promotion de mesures préventives;
  • la dotation d’équipements médicaux complémentaires d’urgence et l’aménagement d’unités d’isolement;
  • le renforcement des capacités des agent·e·s de santé des structures de soins;
  • l’amélioration des infrastructures de gestion des déchets biomédicaux pour permettre aux structures d’éliminer de façon sécuritaire et efficace non seulement la quantité accrue de déchets produite, mais aussi les déchets liés au dépistage et à la prise en charge des cas de COVID-19. 

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LE MALI, à l’instar de plusieurs pays ayant traversé de nombreuses épidémies de maladie à virus Ébola, possède un système de santé national adaptable et en mesure de se mobiliser pour une réponse rapide. Deux comités de coordination ont été mis en place dès mars 2020 : la cellule de coordination centrale et le comité de crise pour la gestion des épidémies Covid-19 et de la Fièvre hémorragique Crimée Congo. Le projet Communautés locales d’enseignement pour des femmes et des filles en santé (CLEFS) a maintenu les relations avec ces instances dès leur mise en place. (Le projet CLEFS est mis en œuvre par un consortium composé du CCISD, du Cégep de Saint-Jérôme et de l’Université de Sherbrooke, grâce au financement d’Affaires mondiales Canada.)  

Des activités de formation dans les centres de santé communautaires universitaires (CSCom-U) ont été appuyées pour contribuer aux résultats nationaux suivants :

  • Assurer une bonne compréhension de la maladie, des symptômes et des actions à poser (conduite à tenir lors de cas potentiels);
  • Maitriser le protocole d’hygiène approprié aux CSCom-U : lavage des mains, désinfection du matériel, port et retrait du masque de procédure, distanciation physique, etc.
  • Assurer une veille accrue sur les enjeux de violences basées sur le genre et les enjeux de santé mentale dans le contexte de pandémie ;
  • Assurer le recours précoce aux soins de santé ;
  • Maintenir les activités préventives essentielles et de promotion de la santé.