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Droits de l’enfant et Sida

Le sida n’est pas qu’une maladie d’adultes puisqu’il affecte, en premier lieu, les filles et les garçons, qu’ils soient ou non atteints du VIH (perte des parents, du revenu familial, perte de l’accès à l’éducation, etc.). Il constitue un obstacle à leur plein épanouissement et il porte directement atteinte aux droits fondamentaux que la communauté internationale leur reconnaît. Les droits sur lesquels le CCISD entend particulièrement travailler sont :

  • Le droit à la survie et au développement :  Dans le monde, entre cinq et dix millions d’enfants de moins de 18 ans - dont une majorité de jeunes filles, sont déjà infectés par le VIH et plus de quatorze millions d'enfants, parmi lesquels 95 % sont des enfants africains, ont déjà perdu l’un ou leurs deux parents. En 2010, l’ONUSIDA prévoit que 40 millions d’enfants seront orphelins du sida. Ces derniers voient leurs chances d’avoir accès à l’éducation et autres ressources nécessaires à leur plein développement largement diminuées.

  • Le droit d’accès à une information complète et adaptée sur la santé de la reproduction et sur les moyens de se protéger contre l’infection au VIH : Les filles et les garçons ne peuvent se protéger contre l’infection à VIH s’ils ne disposent pas, avant même d’être sexuellement actifs, des connaissances suffisantes non seulement sur la maladie mais aussi sur les moyens de s’en protéger, de même des connaissances suffisantes sur la sexualité et le droit des enfants en matière de sexualité consentie et non violente et le droit de tout être humain d'exercer une sexualité sécuritaire, libre et respectueuse.

  •  Le droit à la non-discrimination liée au genre : L'inégalité des rapports entre les sexes constitue le fondement de la plus grande vulnérabilité des femmes, et particulièrement des jeunes filles, face au VIH et participe, de façon importante, à sa propagation. Des facteurs spécifiques, comme la dépendance économique des femmes, certaines normes et traditions culturelles et religieuses ajoutées à la pauvreté qui les affecte tout particulièrement, augmentent encore leur vulnérabilité au VIH.

  • Le droit à des services et à des soins de santé adaptés et ouverts aux besoins des filles et garçons : Des milliers de filles et de garçons n’ont pas un véritable accès aux services de santé de la reproduction même là où ils sont normalement disponibles. Ils ne fréquentent pas ces services parce qu’ils ne s’y sentent pas les bienvenus, que le personnel a une attitude critique et paternaliste à leur égard,  parce que les services ne sont pas adaptés à leurs besoins, parce qu’on n’y respecte pas leur droit à la confidentialité ou simplement parce que les coûts des services sont inabordables, les enfants n'ayant souvent pas de revenus propres ou lorsqu'ils en ont n'en disposent pas.

  • Le droit d’être protégé contre la violence, les abus et l’exploitation : La vulnérabilité sociale dans laquelle vivent plusieurs groupes de filles et de garçons les rendent plus à risque d’être exploités et/ou abusés sexuellement et ainsi, d'être atteints par le virus du sida. Prostitution des filles, travail des filles et des garçons, enfants de la rue et filles domestiques, enfants immigrés, trafic d’enfants sont autant de contextes de vie qui accroissent la vulnérabilité des enfants.

  • Le droit de participer et d’être impliqué dans la prise de décision relative aux programmes VIH/sida  à l’égard des jeunes : La participation et l’implication directe des enfants dans les actions de lutte contre le sida constitue un excellent moyen de sensibilisation et d’information des autres enfants et également un excellent moyen de mobilisation.

Autres sites : 

www.savethechildren.ca

www.unicef.org