Projet d'appui à la surveillance
  épidémiologique intégrée phase 2 (PASÉi 2)



 

Rencontres régionales

 

Ouagadougou, Burkina Faso - décembre 2001

Ouagadougou, Burkina Faso - mai 2003

Niamey, Niger - février 2004

Bamako, Mali    - octobre 2004

Cotonou, Bénin - septembre 2005

Bamako, Mali    - octobre 2006

Ouagadougou, Burkina Faso  - avril 2007

Le projet d'appui à la surveillance épidémiologique intégrée phase 2 (PASÉi 2)

Dans le but d’améliorer la performance des systèmes de santé, la production, l’utilisation, la gestion et la diffusion de l’information sanitaire pour la prise de décision constituent les domaines prioritaires d’interventions en Afrique de l'Ouest. À ce titre, la surveillance épidémiologique est maintenant reconnue de façon universelle comme une fonction essentielle de la santé publique. Son rôle est fondamental dans la planification, l'allocation, la mobilisation des ressources, la détection précoce des épidémies, ainsi que l'évaluation de l'impact des programmes de prévention.

Le projet PASÉi 2 est un « projet multi-pays » dont la finalité est de : « Contribuer à améliorer l’état de santé des populations en renforçant de façon durable et efficiente les mécanismes de contrôle des endémo-épidémies en Afrique de l’Ouest ». L’objectif global consiste à fournir un appui technique et financier à six pays de la sous-région (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali et Niger) pour le renforcement des capacités institutionnelles en matière de surveillance épidémiologique.

Ce projet s’échelonne sur quatre ans et demi (2003-2007), avec un budget global de 14 950 000 $ (soit 6 129 500 000 FCFA). Dans la lignée des phases précédentes (PASÉ, 1991-1998 et PASÉi, 1998-2002), il poursuit l’appui fourni aux pays pour la mise en œuvre de leur stratégie de surveillance intégrée de la maladie. Le Projet oeuvre au développement d'un réseau d’alerte précoce et à la mise en place de mesures de riposte aux épidémies par le renforcement et/ou la création de Centre de surveillance épidémiologique (CSÉ) et Centre d’information sanitaire et de surveillance épidémiologique (CISSÉ). Deux thèmes transversaux sont intégrés aux objectifs du Projet, à savoir : la lutte aux IST/VIH/SIDA et l’Équité des sexes en matière de genre et développement (ÉS/GED). Ces préoccupations sont notamment traduites dans les modules de formation et inclus dans les indicateurs de rendement du Projet.

Dans le but d’assurer la pérennité des actions, l’institutionnalisation de la formation dispensée depuis maintenant plus de dix ans, auprès d’écoles identifiées, constitue une priorité en terme de résultat. De plus, en cours d’exécution, une recherche opérationnelle largement documentée pour l’introduction d’un système de surveillance épidémiologique à base communautaire (SÉBAC) déterminera le degré d’implication des communautés dans la surveillance épidémiologique des principaux problèmes de santé.

 La mise en œuvre du Projet se réalisera dans le respect des stratégies d’accompagnement du CCISD et des orientations de l’ACDI. Ainsi, le mandat d’appui au sein des services d’épidémiologie des ministères de la santé s’intégrera aux grandes orientations de la réforme de la santé dans chacun des pays bénéficiaires, à savoir : la décentralisation, la responsabilisation et la participation, tout en mettant l’accent sur l’amélioration de la coordination entre les partenaires au développement, dans le respect des programmes nationaux mis en place.

Les bénéficiaires directs et indirects du Projet sont les formateurs nationaux (61), les médecins-chefs de district (152), le personnel des nouveaux CSÉ/CISSÉ (84), le personnel des anciens CSÉ/CISSÉ (128) et leurs substituts (168), le personnel de santé du niveau central des ministères de la santé des pays, ainsi que les femmes et les enfants, particulièrement ceux des classes les plus défavorisées et exposées aux différentes pathologies endémiques.